Le magazine de l'artisanat
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Je suis Lilyan, je suis fleuriste, je suis titulaire de l'équipe de France de Shanghai.
Ici, vous êtes au sein du CMA formation Saint-Maur, donc mon centre d'apprentissage, 2 ans de CAP, 2 ans de brevet professionnel et là actuellement, je suis en 1 an de brevet technique des métiers qui pourront m'amener à un brevet de maîtrise plus tard. Le mot qui vient à l'esprit : impatient, hâte de représenter la France à Shanghai et il y a aussi beaucoup d'attente pour ne pas décevoir justement son entourage.
Dans cette semaine, on est en train justement de se préparer aux différents sujets qui pourront être amenés, que ça soit la partie bouquet, composition ou bijoux. Le plus difficile même moi j'ai c'est la première étape c'est tout ce qui va être la créativité et il faut aussi tenir dans le long terme parce que septembre Shanghai c'est dans longtemps.
Avec Lilyan on est sur une phase de recherche donc on va essayer de trouver des formes qui lui plaisent. On va essayer de trouver des inspirations qui évoquent la Chine en tout cas Shanghai. On ne sait pas quel matériel on va avoir donc faut être capable de sortir tout ce qu'on veut avec tout ce qu'on aura.
La force de Lilyan, c'est que c'est quelqu'un qui va être acharné du travail. Il va refaire pour réussir pour la perfection, pour comprendre.
Mais le souci c'est que là ça va me gêner pour tendre les fils quoi.
La CMA formation Saint Maur via la filière fleur a préparé Lilyan dès le début. Il y a eu des phases préparatoires d'entraînement pour la sélection régionale, pour la finale nationale à Marseille, en dehors de ses cours, sur ses semaines d'école le soir et sur ses jours de repos. Dès qu'il va faire un sujet, je vais lui dire ce que j'en pense et je me rends compte que l'élève est en train de dépasser le maître. Donc ça fait plaisir et je suis extrêmement fière. Bien sûr.
Ça fait quoi ? Ça fait un 3h10 d'épreuve là en gros. Bah plus qu'à gagner 1 heure 10 de temps.
Il faut voir si on peut pas faire plutôt autrement en faisant un enfilage. C'est une bonne idée.
Moi, j'ai eu la chance d'avoir un accompagnement extraordinaire de part des enseignants et aussi du centre qui nous met à disposition justement des fleurs, des matières pour qu'on puisse s'entraîner dans de bonnes conditions.
Il faut que je jongle un peu plus dans les variétés. Il faut limite que tu appréhendes déjà tes lignes et tes volumes.
Je sais que l'artisanat c'est génial. C'est vraiment des métiers de passion, surtout des métiers manuels comme les nôtres. Donc il faut tester.
Premier thème, redressage sur capo. Allez 30 minutes, allez on y va. Je suis Evan Wachbar, j'ai 21 ans. Je représente le métier de Tôlerie-Carrosserie pour l'équipe de France WorldSkills à Shanghai et je m'entraîne dans le CFA Mulhouse de la région Grand Est. Moi, je me sens très motivé à l'idée de représenter la France à Shanghai. C'est une finalité, un rêve pour moi.
On est au bout. Ca a été ? Oui. Bon, ben c'est bien.
Donc, j'avais six impacts que j'ai dû redresser en 30 minutes. On essaie de s'approcher du même temps des épreuves des années précédentes.
J'ai fait une seconde générale, une première, mais comme je me voyais pas continuer de grandes études, j'ai cherché un métier qui pourrait me plaire. Et de par ma passion pour l'automobile, j'ai fait un stage en carrosserie. Ça a été le déclic direct.
Top départ.
Aujourd'hui, spécifiquement, on a travaillé sur plusieurs techniques de carrosserie : du redressage de de la découpe, de la soudure, de l'ajustage.
Donc c'est assez complet. L'objectif de la journée, c'est de s'améliorer le temps et la qualité de travail.
Le plus exigeant, je dirais que c'est vraiment les travaux de structure où je faire du remplacement partiel parce que c'est quelque chose que j'ai pas forcément l'habitude de faire.
On s'entraide, on se soutient, on se donne des techniques. Quand il y en a un qui en découvre une, on partage.
Ce que tu pourrais faire, c'est essayer de le décoller un petit peu, tu sais, pour que ça te laisse un peu d'espace pour travailler. Bon là c'est il y a une petite touchette. Bon c'est pas mal.
On n'est pas dans la critique, on est on essaie d'aller dans l'excellence et donc il faut essayer d'amener les choses de façon subtile pour pouvoir y arriver parce que le but c'est pas de de stresser le candidat, faut rester dans la bienveillance.
La formation au CFA, elle m'a porté les bases, les clés en fait du métier et c'est grâce à ça que j'ai réussi à progresser et en arriver là.
La force d'Evan c'est sa personnalité, c'est quelqu'un de calme, posé, qui ne confond pas vitesse et précipitation. Grâce à la chambre de métier, on a aussi pu faire de nombreux entraînements qui ont lieu généralement le samedi. C'est tout un travail en amont : organiser les entraînements, tout le matériel qu'il faut pour le faire. Le CFA a beaucoup apporter pour ça. Si tout va bien, je vais l'accompagner à Shanghai. Pour nous, prof, formateur, coach, évidemment, on est fier.
Je vais travailler sur une épreuve qui est la fissure dans un plastique. On a fait une coupe dans le pare-chocs. Donc je vais faire une réparation par collage.
Voilà là tu as donné, tu vois, tu as donné une belle forme là. C'est bien. Allez, souffler, dégraisser.
Si j'ai un message pour les jeunes qui hésitent à aller dans l'apprentissage : je pense qu'il faut pas hésiter à se lancer, on va vraiment découvrir ce qu'on peut faire avec nos mains. Et ce qu'on peut faire avec nos mains, c'est extraordinaire.
Bon, on va partir. Tu suis ton déroulé. Chaque étape, tu viens, tu checks et tu mets ton temps et tu checks et ainsi de suite. Tu es prêt pour 2h ? 3 2 1 top !
Moi c'est Gwen, j'ai 19 ans. J'ai fait toute ma formation à la CMA au Calc dans ma région de Bretagne.
À la fin de mon CAP, je voulais vraiment acquérir beaucoup plus de compétences, vraiment être dans la précision, vraiment maîtriser, en faire mon métier. Du coup j'ai poursuivi par un CQP peintre confirmé et à l'issue de ça, j'en ai parlé avec mon prof. Du coup, il connaissait les WorldSkills. Je me suis inscrit, j'ai fini médaille d'or régional, ensuite médaille d'or nationale. Sincèrement, cette formation m'a beaucoup apporté. Ça m'a donné cette envie de toujours progresser, de toujours creuser, d'aller chercher le moindre détail. J'ai la chance du coup d'avoir mon patron qui me suit et du coup qui a l'opportunité de me laisser l'atelier le samedi toute la journée. Et sinon tous les soirs aussi de la semaine, je
m'entraîne maintenant.
Là faut optimiser, améliorer tout ce que tu fais d'entre maintenant et la Chine. OK ? Tu sais à quoi ça ressemble une compétition internationale. Donc là pour avoir l'esprit critique. Qu'est-ce que je peux m'améliorer ? Ben c'est ça, c'est ça, c'est ça. Et là du coup tu le notes tout de suite et on monte en qualité comme ça et au fur à mesure tu verras qu'il y a de moins en moins de choses à rajouter.
Représenter la France dans un métier, c'est quelque chose d'incroyable. On vit ça qu'une seule fois dans sa vie. Le plus exigeant pour moi, je pense que ça va être beaucoup de rigueur et minutie.
On est 7- 8 personnes à encadrer Ewen. Il lui reste un stage technique, il vient de vivre ses préparations internationales. Donc maintenant, il faut qu'il passe en mode champion, qu'il aille chercher les détails.
Alors ce matin, on a travaillé sur une porte et on a fait intentionnellement une rayure. Le but c'était de réparer la rayure, de l'enlever, de mettre une sous-couche et après du coup de remettre de la couleur, de la revernir.
Quand tu dégraisses dans ta tête, tu commences déjà à penser : comment je vais réaliser mon raccord étape par étape.
Quelle est la force d'Ewen ? Il est de bonne humeur déjà au réveil le matin. Pour commencer la journée, c'est important. Il a toujours envie de s'améliorer.
La préparation à la chambre de métiers, je connais bien ce centre parce que mon centre d'excellence quand j'étais compétiteur était là-bas. Donc déjà, la qualité des professeurs a une bonne importance. Ils ont une bonne base technique. Du coup, quand nous on récupère un jeune comme Ewen, ça nous permet de reprendre ces bonnes bases et de les améliorer un tout petit peu pour la compétition. Il faut toujours s'adapter à une compétition. Moi, mon but c'est de l'amener jusqu'à Shanghai. Il est engagé dans sa compétition, il se donne à fond. Il reste maintenant plus que 3 mois. Grande fierté de le suivre.
Terminé ? 30 secondes il te restait mais déjà dans le positif, on a fini le module dans les temps et on marque des points.
Si j'ai un message à donner, c'est foncer, vraiment tenter sa chance. On a rien à perdre. Au contraire, on a tout à gagner, on a tout à apprendre avec des formations de qualité à la chambre de métiers. Foncez, quoi !
Au dernier plot béton, on tourne autour, 10 pompes, on court 10 pompes et ça quatre fois. OK. 10.
Bon, je me mets en tenue de boulot et on attaque ça.
Je m'appelle Enzo Delpêche, j'ai 21 ans, je viens de la région Bretagne. J'ai été formé à CMA Formation de Fougère en BP et en CAP Platrié. Maintenant, je suis depuis 2 ans au sein de la même entreprise.
Mentalement, c'est encore compliqué de se dire qu'on représente la France. Je suis très content, très fier, impatient de voir ce qu'on peut faire au national.
Là, on va attaquer les enduits sur cette maquette ci. Il y a beaucoup de détails, beaucoup de coupes sur les bandes. La finition, faut qu'elle soit parfaite.
Allez, c'est parti.
Moi, j'avais participé avec la CMA aux qualifications régionales. C'est vrai que sans ça, j'aurais jamais peut-être connu les WorldSkills ou peut-être trop tard.
Là, ce qui va être exigeant, pour notre métier, ça va être vachement le physique. C'est une compétition qui va être très longue. Ça va être 4 jours intenses. C'est vrai que techniquement et même physiquement, tout va être important. Ça va être les détails qui vont se jouer pour Shanghai.
Qu'est-ce qui fait la force d'Enzo ? C'est un compétiteur né, très déterminé aussi. Tu peux être franc avec lui et il prend bien les choses et donc c'est vrai que ça c'est important. Enzo est bien accueilli au CFA. Les espaces de travail et les matériaux sont mis à disposition pour lui. Je l'ai accompagné des régionales au national. Ensuite Christophe, c'est son expert monde qui a pris le relais. Moi, je vais continuer à le suivre jusqu'à Shanghai. Il a répondu à nos attentes. Il s'est donné à fond, il a gagné national. C'est déjà une grande fierté et maintenant il va au monde et je suis très fier.
Au début du CAP, quand j'ai commencé, je me serais jamais dit que 6 ans après, j'allais participer à une compétition internationale et vivre tous ces moments.
Le message que je voudrais donner aux jeunes, c'est que les métiers qui sont manuels, c'est des métiers très forts. On rencontre beaucoup de gens, c'est quelque chose de formidable. Faut pas réfléchir et foncer.
Un petit chignon pour être tranquille toute la journée. Hop, on sort les petites mèches, un petit peu de laque et voilà. Ca tout le monde peut le faire.
C'est Juliette Avrillon, j'ai 19 ans, je suis en brevet professionnel au CMA Formation Normandie.
Début de semaine, moi je je travaille pas. Donc j'ai vraiment mes journées où je m'entraîne toute la journée et en fait j'ai toujours un peu le même rituel le matin quand je me lève, le même ordre et tout. En fait quand on veut y arriver, on doit se donner le temps d'y arriver. Pour se donner le temps, on doit être organisé.
La médaille WorldSkills. Voici l'atelier que j'ai fini de faire avec mes parents pour la compétition où je vais pouvoir accueillir mes modèles. Tout est fait pour se sentir comme dans un vrai salon de coiffure. En ce moment, on essaie de travailler sur des techniques en particulièr pour que je puisse les remettre en application sur n'importe quel chignon.
C'est la première fois que j'utilise mon bac aujourd'hui. Je découvre aussi.
Et donc là aujourd'hui, on a typiquement travaillé sur le cran mouillé. J'ai travaillé que sur cette technique là pour me concentrer et pour noter toutes les remédiations que j'ai à faire.
Parfois, j'essaie bon là, j'ai pas pris mon enceinte, mais me mettre des musiques pas très agréables ou des bruits pas très agréables pour m'aider à la concentration. Qui est le plus exigeant dans ma préparation, ça va être la régularité et le fait de jamais rien lâcher. Plus je vais avoir ancré des habitudes, plus le jour J, je vais avoir moins besoin de réfléchir à ce que je vais avoir faire. Moi, l'objectif c'est de toucher un maximum de choses pour vraiment choisir ce que j'aimerais faire après.
À travers la coiffure, elle développe aussi plein d'autres compétences qui peuvent s'allier à un autre métier. Le métier le plus important, c'est celui qu'on aime. Allez, c'est parti. On va aller voir ce qui se passe en coiffure. Je suis arrivée à 14 ans. J'ai fait ma première année de CAP, première journée de pratique. Je rencontre Madame Fajou qui est le meilleur ouvrier de France. C'est ce qui m'a donné envie de toucher l'excellence, de y arriver.
La force de Juliette. Oh, c'est la détermination. pour les préparer à la compétition. J'ai eu la l'accord de ma direction de pouvoir mettre en place des séances de coaching.
Quand je vois ces jeunes se dépasser, croire en quelque chose et en plus y arriver, c'est enfin pour moi c'est c'est magique quoi.
Alors ma formation au sein de mon CFA, elle m'a apporté beaucoup parce que j'ai pu rencontrer des professionnels formateurs qui m'ont accompagné tout du long de mon parcours de compétitrice mais de professionnel également.
Allez, encore 10 secondes. La préparation de Juliette, ça va être plus être centré sur du renforcement de muscle profond comme c'est des épreuves où elle est debout pendant un long moment. Et le but aussi c'est de faire du travail cognitif.
Non. Direction l'ostéo. Mon ostéo, ça fait juste un peu avant la finale nationale des WorldSkills à Marseille qu'elle me suit.
Ici hein. Ça commence là. Ouais, carrément. Alors Juliette, on adapte toujours en fonction de ses préparations et on va chercher du coup d'optimiser vraiment les structures qui vont être le plus demandé. Relâche bien tes bras. Inspire et souffle.
Moi aux jeunes qui hésitent à se lancer dans l'apprentissage, j'aimerais leur dire qu'ils n'hésitent plus, qu'ils foncent et qu'il se renseignent sur ce qu'ils veulent vraiment faire et ce qu'ils aiment au quotidien et ça va vraiment leur donner un fil conducteur jusqu'à leur jusqu'à la voix de l'excellence et la voix de l'apprentissage.